Analyse des risques pour l’environnement : subventions totalisant 1,9 million de dollars pour trois projets de recherche

Publié le mardi 10 février 2015

OTTAWA, le 10 février 2015 — Trois chercheurs de l’Université d’Ottawa se partageront des subventions totalisant 1 934 895 $, à l'appui de recherches devant mener à la prise de meilleures décisions sur les ressources terrestres et aquatiques du Nord, à une meilleure compréhension des effets exercés par les contaminants associés à l’extraction du bitume et à la mise au point de nouvelles méthodes de pistage des radionucléides rejetés dans les eaux douces par les activités nucléaires. Ces subventions sont versées par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) du Canada.

« Ce soutien fort apprécié met en lumière l’expertise innovante de l’Université d’Ottawa en matière scientifique et technologique et souligne notre contribution à la réalisation de recherches de pointe essentielles à la préservation de nos terres et de nos cours d’eau », a déclaré Mme Mona Nemer, vice‑rectrice à la recherche.

Création de nouveaux outils pour évaluer le volume de polluants historiques légués du passé et leurs conséquences écologiques dans les lacs avoisinant les mines des Territoires du Nord-Ouest
Jules Blais – Département des sciences de la terre – Faculté des sciences

L’équipe du professeur Blais mettra à l'essai des outils novateurs pour évaluer les risques associés aux activités industrielles et résidentielles dans les Territoires du Nord-Ouest. Par le truchement d'approches géochimiques et biologiques basées sur des indicateurs toxicologiques clés archivés dans les sédiments lacustres, l’équipe de chercheurs évaluera la quantité de métaux toxiques et d’hydrocarbures produits par les mines locales et leurs effets sur les lacs situés à proximité. En outre, les chercheurs cerneront les sources et les causes des concentrations problématiques de méthylmercure observées près de plusieurs sites miniers. Les outils permettront également aux chercheurs de mesurer la dissémination des espèces d’arsenic et de différencier le trioxyde d’arsenic (une substance toxique dérivée principalement des émissions de cheminée) de l’arsénopyrite (une substance présente dans l'environnement à l’état naturel, et moins toxique). Ces recherches permettront de mieux informer les décideurs et la population du Nord en déterminant quelles régions présentent risque élevé d’exposition aux contaminants, et elles faciliteront la prise de décisions futures sur l’aménagement des ressources terrestres et aquatiques.

Étude des produits dérivés des sables bitumineux et leurs effets sur les amphipodes et les amphibiens
Vance Trudeau – Département de biologie – Faculté des sciences

Malgré ses effets indubitablement positifs sur l’emploi et l’économie, l'industrie des sables bitumineux demeure controversée et peut avoir des répercussions négatives sur l'environnement, notamment par l'activité minière et une possible contamination des cours d’eau. Le professeur Trudeau mènera des recherches sur de nouvelles méthodologies permettant de déterminer les effets des contaminants associés à l’extraction du bitume. L’équipe de recherche s'intéressera à un groupe particulier de produits chimiques associés aux sables bitumineux qui sont mal classifiés, mais potentiellement toxiques. Le groupe axera ses recherches sur le taux d’exposition, la toxicité et les effets sublétaux des substances sur le développement des petits crustacés et des têtards de grenouilles, en raison de l’importance de ces espèces dans l’écosystème. Les recherches aideront à établir des lignes directrices importantes sur la toxicité et à concevoir des méthodes durables d’exploitation des sables bitumineux qui réduiraient considérablement les risques pour la santé et l’environnement.

Nouvelles technologies pour mesurer les radionucléides
Jack Cornett – Département des sciences de la terre – Faculté des sciences

À l’aide du spectromètre de masse par accélérateur situé dans le Complexe de recherche avancée, une équipe de chercheurs concevra, testera et démontrera les applications de nouvelles méthodes mises au point pour mesurer les niveaux de produits potentiellement dangereux, appelés radionucléides, qui sont rejetés dans les eaux douces par les activités nucléaires. Cette nouvelle approche, qui fait appel à des méthodes de spectrométrie de masse plus exactes, permettra de mesurer de façon rapide et économique certains radionucléides importants pour l’évaluation de la qualité des eaux à proximité des réacteurs nucléaires et, par conséquent, à protéger l’environnement des zones avoisinantes. Ces techniques dernier cri profiteront aux firmes de consultance canadiennes, qui les utiliseront pour mieux conseiller leurs clients dans cet important secteur de l’énergie.

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