Des experts de l’Université d’Ottawa reçoivent plus d’un million de dollars de la FCI pour la recherche sur des enjeux mondiaux pressants

Publié le mardi 15 mars 2016

L’Université d’Ottawa a reçu un financement de 1 061 526 $ de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) destiné à l’infrastructure à l’appui de six projets de recherche novateurs visant à répondre à des problèmes allant de la navigation en eaux peu profondes aux maladies infectieuses.

L’investissement fait partie du Fonds des leaders John-R.-Evans de la FCI et vise à fournir une infrastructure de recherche de pointe à certains des scientifiques les plus talentueux du monde.

Les six projets de recherche dirigés par l’Université d’Ottawa sont les suivants :

François Xavier Campbell-Valois, Département de chimie et sciences biomoléculaires
Déchiffrer les événements moléculaires engendrant la détection de bactéries pathogènes et l’adaptation à leur environnement
Les entéropathogènes bactériens causent des maladies diarrhéiques et sont collectivement responsables d’environ 1 500 000 de décès par année dans le monde. Le but de cette recherche est de comprendre comment la bactérie appelée Shigella flexneri détecte son environnement dans l’intestin humain et s’y adapte. L’étude pourrait aboutir à la création de nouveaux antibiotiques hautement spécialisés servant à soigner les maladies infectieuses.

Eva Hemmer, Département de chimie et sciences biomoléculaires
Nanophosphores à base de lanthanide pour les applications de bioimagerie et de conversion de l’énergie
Le programme de recherche de la professeure Hemmer concerne les utilisations des émetteurs de lumière ou nanophosphores à base de lanthanide (Ln) pour répondre à des problèmes de santé et d’énergie touchant le monde entier. L’utilisation des nanophosphores en bioimagerie réduirait nettement les niveaux de toxicité, limiterait le photoblanchiment et la pénétration profonde de la lumière dans les tissus. En outre, ces nanophosphores pourraient présenter un fort potentiel pour ce qui est des applications en conversion d’énergie et de la production d’énergie renouvelable.

Benjamin Hibbert, Division de cardiologie
La biologie des plaquettes pour améliorer les résultats chez les patients – du laboratoire au chevet du patient
Les maladies coronariennes (MC) et les maladies cardiovasculaires restent les premières causes de morbidité et de mortalité dans notre société. Le but du professeur Hibbert est de mieux comprendre les mécanismes qui influent sur les interactions entre les médicaments antiplaquettaires utilisés pour prévenir la formation de caillots de sang, et les facteurs de risques chez les patients en vue d’obtenir chez eux une amélioration des résultats.

Anders Knudby, Département de géographie, environnement et géomatique
Laboratoire d’observation de la terre en eaux peu profondes
La profondeur des eaux de la plupart des zones côtières situées en dehors des principales routes maritimes du Canada est inconnue. Les recherches du professeur Knubdy permettront de cartographier la profondeur des eaux à partir de toute une gamme de données satellites, y compris des images en haute résolution, des vidéos et des données produites par un radar à ouverture synthétique. Cette technologie peut améliorer le transport maritime côtier et le développement de l’infrastructure côtière, en particulier dans le passage du Nord-Ouest.

Ivan Litvinov, Division de dermatologie
Recherches visant à modifier la pratique : améliorer le diagnostic et la gestion des lymphomes cutanés à cellules T (LCCT)
Le professeur Litvinov examinera des approches novatrices de l’étude et du traitement de cancers pouvant être dévastateurs au moyen d’une immunothérapie ciblant les gènes généralement silencieux dans les tissus normaux, mais qui sont réexprimés de façon anormale dans ces cancers.

Ryan Russell, Département de médecine cellulaire et moléculaire 
Le rôle de l’oxygène dans la régulation de l’autophagie et de l’homéostasie métabolique
Les recherches du professeur Russell visent à découvrir comment les maladies peuvent prendre le contrôle d’une réponse de survie appelée autophagie. Les résultats de ces études aideront à cerner les nouvelles thérapies servant à traiter ces maladies, et les nouveaux biomarqueurs à des fins de diagnostic.

Lisez le communiqué de presse de l’IFC.

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