Des copains de pêche découvrent des gènes qui contrôlent la reproduction

Le professeur Vance Trudeau se tient debout parmi les aquariums à poissons zèbres portant une chemise à carreaux bleu et gris. Les aquariums portent des étiquettes rouges, blanches, orange et jaunes

Professeur Vance Trudeau (Université d’Ottawa) et professeur Wei Hu (Institute of Hydrobiology, Chinese Academy of Sciences, Wuhan, Chine)

Département de biologie

L'élimination d'un certain gène chez le poisson, par le biais de modifications chimiques de l'ARN, perturbe gravement les capacités de reproduction.

Le professeur Vance Trudeau et son collègue, le professeur Wei Hu de l'Institut d'hydrobiologie de Wuhan en Chine, mènent des recherches sur la croissance et la reproduction des poissons, deux considérations clés en aquaculture (pisciculture alimentaire). Les aquaculteurs s'efforcent de maximiser la croissance des poissons afin d'obtenir des rendements plus élevés, mais ils cherchent aussi à supprimer la capacité de reproduction, afin de réduire le risque que les gènes mutés de poissons échappés contaminent les populations naturelles. Prof. Trudeau et son équipe utilisent les méthodes de la surexpression génétique et de l'élimination des gènes. Dans leurs expériences de surexpression génétique où l'hormone de croissance était surproduite, les poissons grandissaient plus rapidement mais leur fertilité était réduite. Par voie d’élimination de gène, ils ont retiré ou remplacé le gène qui contrôle la méthylation de l'ARN (ajout de molécules de CH3 à l'ARN), ce qui a perturbé gravement le développement sexuel et la capacité de reproduction du poisson. Ces travaux jettent les bases de recherches futures, par exemple la surexpression ou l’élimination d'autres gènes découverts par l'équipe du prof. Trudeau qui contrôlent le comportement sexuel et le succès de reproduction.

Au-delà de tous ces efforts, ce partenariat de recherche va bien au-delà du travail. Les participants des deux côtés s'amusent et apprennent beaucoup de choses sur la culture d’autrui. Les étudiants concernés acquièrent une expérience irremplaçable en travaillant dans un environnement de recherche international, atout majeur pour leur future carrière. De plus, les deux groupes se stimulent mutuellement, s'assurant ainsi d’accomplir un travail de premier ordre. Ni l’une ni l’autre des deux équipes n'aurait pu entreprendre ces études seules, et le laboratoire canadien en est reconnaissant à ses nouveaux amis en Chine.

Pour en savoir plus sur la recherche collaborative du professeur Trudeau

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