Exposition cutanée des pompiers aux hydrocarbures aromatiques polycycliques

Habillée de la tête aux pieds en tenue de pompier, Jennifer Keir, étudiante au doctorat, se tient devant une maison en construction. Sur le sol, derrière elle, se trouve un tuyau d'incendie

Jennifer Keir, supervisée par Jules Blais et Paul White (Santé Canada)

Département de biologie

L’année dernière, Jennifer Keir, étudiante à la maîtrise, a fait une découverte remarquable qui pourrait améliorer la santé à long terme des pompiers d’Ottawa.

Il est largement reconnu que les pompiers courent un risque plus élevé que la population en général d’avoir des maladies. Des recherches ont déjà été réalisées pour mieux comprendre le risque d’exposition aux substances toxiques, mais elles ont toujours été menées lors d’incendies d’entraînement. C’est pour cette raison que Jennifer Keir, en collaboration avec le professeur Jules Blais, son superviseur à l’Université d’Ottawa, et Paul White, scientifique à Santé Canada, a décidé de pousser l’expérience un peu plus loin. Ensemble, ils ont étudié l’exposition des pompiers à des carcinogènes et à des mutagènes, pendant que ces travailleurs combattaient un incendie dans la vie réelle. Les chercheurs ont effectué des prélèvements d’urine, d’air et de cellules cutanées sur les pompiers avant et après l’incendie. Après avoir analysé ces échantillons en laboratoire, ils ont été fort surpris des résultats. La principale voie d’exposition de ces pompiers aux carcinogènes et aux mutagènes n’était pas l’appareil respiratoire comme ils s’y attendaient, mais plutôt la peau.

Des mesures ont été prises pour que ces résultats puissent être utilisés de manière à réduire le risque de maladies que ces substances chimiques nocives pourraient causer aux pompiers. À l’heure actuelle, Jennifer et son équipe travaillent en collaboration avec le Service des incendies d’Ottawa grâce à des fonds obtenus de la part du ministère de la Défense nationale, de l’Association internationale des pompiers et de diverses associations de pompiers afin d’entreprendre une étude de suivi sur l’efficacité de différents protocoles de décontamination de la peau des pompiers. Ils vérifieront aussi si ces protocoles réduisent l’exposition interne aux substances chimiques dangereuses.

Malgré tous ces projets de recherche, Jennifer Keir profite de la vie à l'extérieur du laboratoire. Pendant sa maîtrise, elle a été membre de l’équipe féminine canadienne de football gaélique, qui a décroché la médaille d’argent aux Jeux mondiaux de Dublin! Elle a aussi eu l’occasion unique de participer à un exercice d’extinction d’incendie et de dégagement avec les pompiers du district 2 du comté de Laramie au Wyoming.

À tous les étudiants qui s’efforcent d’atteindre des objectifs similaires, elle conseille « de saisir toutes les possibilités qui se présentent, de prendre l’initiative de créer ses propres possibilités (ne jamais avoir peur de parler d’une idée à son superviseur), de participer à toutes les activités de réseautage, de faire un suivi par courriel lorsqu’on rencontre des gens et, surtout, d’équilibrer les études et la vie personnelle en faisant des activités en dehors de l’université ». Jennifer semble avoir suivi ses propres conseils, ce qui l’a jusqu’à présent menée sur la voie de la réussite.

En savoir plus sur les travaux de Jennifer Keir (site en anglais).

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