Nouveaux médicaments, empreinte réduite

La professeure Deryn Fogg est debout dans son bureau, vêtue d'une chemise noire et d'un blazer noir

Professeure Deryn Fogg (Université d’Ottawa), et professeur Vidar Jensen (Université de Bergen, Norvège)

Département de chimie et sciences biomoléculaires

Deryn Fogg, professeure à l’Université d’Ottawa, et Vidar Jensen, professeur à l’Université de Bergen, en Norvège, ont uni leurs forces au cours de la dernière année afin de mettre au point des catalyseurs sélectifs ayant une longue durée de vie pour créer des liaisons carbone-carbone. Ce partenariat a été financé dans le cadre du prestigieux concours « blue sky » lancé par le Research Council of Norway.

La réaction catalytique ciblée, soit la métathèse des oléfines, a fait l’objet d’un prix Nobel en 2005, pour son potentiel à permettre de concevoir des molécules pharmaceutiques plus écologiques. La courte durée de vie et le coût élevé des catalyseurs freinent toutefois l’intérêt des fabricants de médicaments. Le premier processus a été mis en œuvre par Janssen Pharmaceuticals seulement en 2014 et a été la clé de la production d’un nouvel inhibiteur du virus de l’hépatite C (qui fait partie de la spectaculaire série de succès qui ont rendu cette hépatite curable). Les virothérapies de l’hépatite C demeurent d’ailleurs la principale application. Misant sur leurs travaux de recherche sur les grandes voies de décomposition de catalyseurs, la professeure Fogg et son équipe conçoivent actuellement de nouveaux catalyseurs qui résistent à la décomposition et qui aideront à stimuler l’intérêt de l’industrie.

Ils espèrent repousser les limites de cette méthodologie en créant des catalyseurs qui permettent d’accéder aux inhibiteurs du virus de l’hépatite C et aux cibles médicamenteuses connexes sans recourir à une forte dilution, ce qui est nécessaire à l’heure actuelle. Les solvants requis pour contrôler la réaction chimique représentent la majorité du matériel utilisé par les fabricants de médicaments. Bien que ces solvants puissent bien souvent être recyclés par distillation, les coûts en énergie sont élevés. Réduire le volume de solvants requis aiderait donc grandement à diminuer l’empreinte environnementale de ces importants processus.

La professeure Fogg a récemment accepté une nomination de professeure titulaire II à Bergen, en plus de son poste de professeure titulaire à Ottawa. Au cours des 20 dernières années, elle a aidé à propulser le Centre de recherche et d’innovation en catalyse (CRIC) de l’Université d’Ottawa de sorte qu’il offre maintenant des possibilités inégalées dans le monde universitaire international. Maintenant alliée à l’Université de Bergen, elle collabore avec des chercheurs à l’avant-garde des méthodes computationnelles et s’efforce de renforcer la capacité en sciences de la catalyse au Canada, en Norvège et au-delà.

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