Faire le saut avec le Volet Recherche

Jacob Varney manipule un appareil qu'il a construit dans le cadre de son projet de recherche - il est imprimé en 3D dans du plastique rose et servira de porte-échantillon dans le but de détecter des composés volatils à analyser à partir d'un échantillon de fluides corporels (comme la salive). Les composés volatils pourraient alors être utilisés comme outil de diagnostic.

Jacob et Catherine sont tous deux étudiants au Département de biologie avec un grand intérêt pour la recherche. Donc lorsque le Volet recherche a été créé au printemps 2018, ils ont saisi l’opportunité pour approfondir leurs connaissances dans le laboratoire. Depuis, ils travaillent respectivement avec leurs superviseurs afin de percer des mystères scientifiques, et qui sait, les résultats de leurs travaux façonneront possiblement le futur. Curieux de connaître leurs perspectives sur ce nouveau programme, la Faculté des sciences leur a posé quelques questions.

Quelles sont tes aspirations, au niveau de ta carrière?

Catherine : J’aimerais beaucoup poursuivre mes études aux cycles supérieurs. La carrière académique m'intéresse énormément.

Jacob : Mes principaux domaines d’intérêt actuels sont la biologie cellulaire/moléculaire, la chimie médicinale et la physiologie des plantes. J'espère trouver du travail dans un domaine multidisciplinaire en effectuant des recherches dans ces domaines.

Quand avez-vous entendu parler du Volet recherche? Quelle a été votre première impression?

J : Lors de mes études de deuxième année à l’université, j’ai entendu parler du Volet de recherche et j’ai immédiatement eu envie de prendre une longueur d’avance sur un domaine de mon choix.

C : En fait, j’ai entendu parler de ce volet recherche par l’entremise d'un courriel envoyé par la Faculté des sciences. Nous recevons régulièrement ce genre de courriels nous renseignant sur des opportunités de recherche, des stages ou des emplois, et c'est donc de cette manière que j'ai appris l'existence de ce nouveau programme. Bien que j'aie tout de suite eu l'impression qu'il s’agissait d’une très bonne manière de faire plus de recherche, je n’ai pas immédiatement pris la décision de m’y inscrire. J’avais initialement d’autres projets en tête, notamment la bourse de recherche du PIRPC, et j'ai hésité longuement avant de me lancer. Cela dit, après avoir pris le temps d'y réfléchir tout en allant chercher plus de détails concernant ce programme, je n'ai plus eu le moindre doute qu'il s'agissait de la meilleure option pour moi. 

Avais-tu des préoccupations avant de changer de programme?

C : À vrai dire, je n’avais même pas vraiment réalisé, et ce que jusque très récemment, qu'il s'agissait d'un réel changement de programme. C’est vous dire à quel point ce changement s'est fait en douceur. En quelque sorte, on peut dire que je suis restée dans mon programme initial en biologie, mais que je peux désormais faire plus de recherche et surtout apprendre comment faire de la recherche, ce qui manquait à mon parcours auparavant. 

J : J'étais surtout préoccupé par les engagements de temps autour des examens de mi-trimestre et finaux. Cependant, les Prof. Shuhendler et Findlay ont tous deux été extrêmement flexibles compte tenu du calendrier des études de premier cycle et extrêmement accommodants avec les moments où je pouvais être dans le laboratoire et affectés à des tâches.

Qu'est-ce qui t’a poussé à t’inscrire au Volet recherche?

J : J'avais contacté quelques professeurs au sujet de leurs recherches et je souhaitais enfin avoir la possibilité d'appliquer mes connaissances et les compétences nouvellement acquises de mes études. De plus, je voulais en savoir plus sur la conduite de la recherche dans différents domaines et je dirais que le Volet recherche a contribué à atteindre cet objectif.

C : Bien entendu, j’étais déjà très intéressée par la recherche et j’avais envie d’être mieux guidée dans mon apprentissage. Avec cette spécialisation en recherche, j’ai non seulement compris en quoi consiste concrètement la recherche, c'est-à-dire la pratique scientifique, mais je suis aussi plus sensible à la dimension théorique qui doit structurer cette pratique. Nous avons rarement l'opportunité, dans un programme régulier tel qu’on le connaît, de toucher à ce type de questionnements, et c'est surtout cette dimension qui m’a convaincue de choisir le volet recherche. 

Comment as-tu choisi ton superviseur? Quel est ton domaine de recherche?

C : J’étudiais déjà en écologie et j'avais fait un stage de recherche avec ce même superviseur à l’été 2018. Initialement, j'avais choisi ce professeur sur la base de ses intérêts de recherche qui coïncidaient avec les miens. J’ai adoré mon expérience avec lui et j’ai donc tout simplement voulu poursuivre mon apprentissage sous sa supervision.

J : J'ai eu le Prof. Shuhendler pour ce qui était probablement le cours le plus difficile et le plus intéressant que j'ai suivi à l'université, l'introduction à la biochimie. Il a donné une conférence sur les mécanismes moléculaires du médicament, le saquinavir, et j'ai été étonné de la méthode avec laquelle il inhibait la progression du virus VIH. En tant que tel, je l'ai contacté au sujet des recherches qu'il menait dans le laboratoire de médecine moléculaire et il a proposé un projet que j'étais plus que désireux d'accepter.

Que dirais-tu à un(e) étudiant(e) intéressé à prendre part à cette opportunité?

J : Je dirais que c’est définitivement une expérience à ne pas laisser passer. En fin de compte, avoir une année d'avance sur les études avec spécialisation et acquérir de précieuses connaissances dans le domaine de la recherche était une excellente opportunité. En outre, l’apprentissage de la conception expérimentale et de ses subtilités auprès du Prof. Findlay a été une expérience plus que rentable.

C : De foncer. De ne pas avoir peur de s’inscrire à ce programme. Personnellement, j’ai vraiment bénéficié de cette opportunité. Elle m’a permis d’approfondir mes réflexions quant à la recherche; ce qu’on peut en faire ; sur comment mener une bonne recherche, de même que sur les ressources et les opportunités qui s'offrent à nous. Par ailleurs, c'est un programme qui m’a permis aussi d’avoir un accès direct aux professeurs et à l’information dont j’avais besoin.

Quel a été ton moment fort de cette expérience? Un moment marquant, significatif de ton expérience.

C : Je ne peux pas dire qu’il y a vraiment eu un moment marquant. Par contre, tout le processus a vraiment poussé ma réflexion plus loin. J’ai sincèrement l’impression d’être ailleurs, d’être beaucoup plus solide dans le domaine de la recherche. Évidemment, je suis encore novice et j’ai encore beaucoup à apprendre, mais je me sens beaucoup plus confiante.

J : Le Prof. Shuhendler m'a donné l'occasion d'apprendre davantage sur le génie électrique et le codage d'arduino pendant mon séjour dans son laboratoire. Avoir acquis cette nouvelle compétence considérablement utile pour le prototypage de dispositifs médicaux était définitivement un moment fort de l'expérience.

Le recommanderiez-vous? Si c’était à refaire, recommencerais-tu?

C : Absolument. Je ne regrette pas mon choix une seconde. Ce programme m'a permis de voir comment fonctionne la recherche en plus d’avoir un mentor qui me guide et m’aide dans le cadre de mes propres travaux. Je le recommande fortement à tout étudiant qui vise une carrière en recherche.

J : Le cours pour lequel j'ai eu le plus de plaisir à travailler ce trimestre était le stage de recherche. Le Prof. Shuhendler et les autres étudiants du laboratoire en ont fait une expérience formidable pour moi! Je poursuivrais certainement mes recherches dans ce domaine, car j’ai vraiment pris plaisir à le faire jusqu’à présent.

En addition, le Professeur Scott Findlay, coordinateur du stage de recherche, a donné le conseil suivant aux étudiants et aux professeurs qui envisagent de prendre part au Volet recherche… « Pour reprendre les mots de Nike: Just do it! » Il ajoute que les étudiants ont une expérience personnelle et approfondie de ce qu'est la recherche scientifique, ils sont mieux équipés pour mener des recherches de meilleure qualité dans le contexte d'un projet de recherche de quatrième année et ils sont mieux outillés pour évaluer de manière critique les recherches scientifiques menées par d'autres.

Pour de plus amples informations, ou pour apporter les modifications nécessaires à ton programme, communique avec:

Bureau des études de premier cycle
Pavillon Gendron
30, Marie-Curie, pièce 172, Ottawa, ON, Canada K1N 6N5
Tél. : 613-562-5727
Courriel

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