La recherche transformative à l’Université d’Ottawa obtient plus de 28,5 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation

Publié le vendredi 29 mai 2015

OTTAWA, le 29 mai 2015 — Un groupe de chercheurs de l’Université d’Ottawa et de ses instituts affiliés, l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa et le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), se partageront 28 511 215 $ de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) afin de poursuivre leurs recherches de pointe sur les maladies pédiatriques, les troubles neurodégénératifs, les cellules souches, la photonique et la chimie.

« Cette annonce vient confirmer que l’Université d’Ottawa mène le peloton des grandes universités de recherche au pays », a déclaré Allan Rock, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa. « Nous accueillons les meilleurs et les plus brillants chercheurs, qui s’efforcent non seulement de transformer notre monde pour le mieux, mais également de créer un nouveau standard de vie pour les générations futures. Cette subvention permettra à ces scientifiques exceptionnels de mener leurs recherches dans des installations ultramodernes, au profit de toute la population canadienne. »

Annoncé plus tôt aujourd’hui par le gouvernement fédéral et la FCI au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), ce financement s’inscrit dans le Fonds d’innovation, qui soutient les projets d’infrastructure de recherche de calibre international dont le Canada a besoin pour être un chef de file mondial de l’innovation.Un total de 333 millions de dollars ont été remis à des institutions des diverses régions du Canada. L’Université d’Ottawa s’est classée au deuxième rang au pays au chapitre des subventions.

Les cinq bénéficiaires de l’Université d’Ottawa du Fonds d’innovation sont :

Kym Boycott – Faculté de médecine – Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
Programme de recherche sur les maladies pédiatriques rares (programme RaPiD)

On entend par « maladies rares » les maladies qui touchent un faible pourcentage de la population, moins de 1 personne sur 2 000. Bien que rares sur le plan individuel, les maladies rares (au nombre de plus de 7 000) touchent collectivement plus de 0,5 million d’enfants canadiens. Bon nombre de ces maladies apparaissent tôt dans la vie, et causent la mort d’environ 30 % des enfants touchés avant qu’ils n’atteignent leur cinquième anniversaire. Pour prévenir ou guérir les maladies rares, on doit tout d’abord en déterminer la cause. En tablant sur des réseaux de recherche établis à l’échelle nationale et en mettant en commun l’expertise de renommée mondiale accumulée par les universités partenaires du Canada, la Dre Kym Boycott, professeure adjointe au Département de pédiatrie de la Faculté de médecine et chercheure principale à l’Institut de recherche du CHEO, mettra sur pied le programme RaPiD. Ce programme vise à mettre au point de nouveaux outils diagnostiques et à la conception de meilleures stratégies d’intervention et de prévention qui changeront la façon dont nous prenons soin des nourrissons, des enfants et des adolescents atteints de maladies rares.

Paul Corkum– Faculté des sciences – Département de physique
Photonique à rayons X cohérents : une technologie pour unifier les matériaux, l’imagerie et la science de l’ultrarapide

C’est la cohérence des faisceaux laser qui leur confère leurs propriétés si prisées : une grande directionnalité, une focalisation extrême, la haute précision de leur couleur et les très courtes impulsions qu’il est possible d’obtenir. En étendant ces propriétés aux rayons X, le groupe de la science de l’attoseconde de l’Université d’Ottawa, reconnu à l’échelle internationale, pourra produire des rayons X mous cohérents au laser et, ainsi, imager (c.-à-d. photographier) le « nano-monde ». En unifiant les matériaux, l’imagerie et la science de l’ultrarapide, le groupe explorera des modes d’utilisation des rayons X mous cohérents qui pourraient lui permettre de mener les plus courts événements contrôlés actuellement permis par la science. Les chercheurs utiliseront ces courtes impulsions de rayons X pour déclencher des processus rapides dans la matière et « photographier » la réaction des matériaux. Ces travaux devraient mener à des percées majeures dans la mise au point d’une source de rayons X plus fiable et plus puissante, qui placera le Canada à l’avant-scène mondiale de la science des rayons X cohérents.

David Park – Faculté de médecine – Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa
Déchiffrer les perturbations des réseaux du cerveau dans les troubles neurologiques : une étape charnière dans l’intervention thérapeutique

Une activité anormale des circuits neuronaux peut engendrer divers troubles neurologiques et perturber les réactions neuronales qui contrôlent notre comportement. Pour leDr David Park, chef de file des recherches sur la maladie de Parkinson et directeur de l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa, il est urgent de trouver des stratégies thérapeutiques plus efficaces pour les conditions telles que l’AVC, la maladie de Parkinson et la dépression. De concert avec une équipe de scientifiques renommés de l’Université d’Ottawa et de chercheurs cliniciens de l’Hôpital d’Ottawa et de l’Hôpital Royal Ottawa, le Dr Park étudiera l’effet de ces troubles neurologiques sur la dynamique des réseaux neuronaux, et examinera comment de possibles stratégies thérapeutiques pourraient influencer les réactions et le comportement des réseaux.

Michael Rudnicki – Faculté de médecine – Département de médecine cellulaire et moléculaire
Épigénétique et thérapeutique des cellules souches

L’Université d’Ottawa et l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa ont grandement innové en mettant sur pied un Programme de médecine régénérative multidisciplinaire unique en son genre et reconnu à l’échelle internationale, qui comprend le Centre de recherche sur les cellules souches Sprott et le Centre de médecine régénératrice Sinclair. En prenant appui sur cette réussite, le Dr Rudnicki, chercheur principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa et pionnier de l’étude de la biologie des cellules souches musculaires, souhaite mener des recherches fondamentales sur les mécanismes moléculaires qui régissent la fonction des cellules souches, et mettre à profit ces connaissances afin de concevoir de puissantes nouvelles thérapies régénératrices applicables à divers troubles pour lesquels les options de traitement actuelles sont limitées ou tout simplement inadéquates. Avec les nouvelles infrastructures, le projet s’attaquera aux principales entraves à l’application clinique des recherches sur les cellules souches et permettra à Ottawa de demeurer un centre mondial de la recherche en médecine régénérative sur les maladies cardiovasculaires, les maladies neuromusculaires et les autres maladies dégénératives.

Juan (Tito) Scaiano – Faculté des sciences – Département de chimie
Matériaux évolués : des molécules sur mesure aux appareils transformatifs

Les nouveaux matériaux changent notre façon de vivre, et ce dans de nombreux domaines : sciences de la santé, nouvelles techniques de conversion et de stockage de l’énergie, matériaux pour applications de l’énergie solaire, matériaux aux propriétés mécaniques, électriques ou optiques inédites. Juan Scaiano, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en photochimie appliquée, créera un Centre de recherche sur les matériaux évolués dans le nouveau Complexe de recherche avancée, où les chercheurs étudieront de nouveaux matériaux pouvant favoriser la régénération ou la cryopréservation des tissus à l’aide des nanotechnologies et concevront des dispositifs sur puce pour la nouvelle informatique quantique, des matériaux plasmatiques permettant de nouveaux types de diagnostics et de thérapies, et des matériaux qui perfectionneront l’imagerie des organes. En combinant cette expertise à son savoir-faire en catalyse et en photonique, le Centre fera de l’Université d’Ottawa un des lieux les plus évolués et les plus stimulants pour mener des recherches sur les matériaux au Canada.

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